Création d’entreprise : quelles sont les aides disponibles ?

L’Etat accorde différentes aides financières ou fiscales aux créateurs d’entreprises sous certaines conditions. Des aides qui facilitent le lancement de l’activité et permet de sécuriser quelque peu l’entrepreneur dans les premières années que l’on sait particulièrement stratégiques. Revue d’effectif des aides à la création d’entreprise.

 L’ACRE, pour les demandeurs d’emploi

L’Aide aux Chômeurs Créateurs ou Repreneurs d’Entreprise, l’ACCRE, est destinée aux demandeurs d’emplois qui souhaitent se lancer dans l’entreprenariat. L’aide prend la forme d’une exonération de cotisations au régime d’assurances obligatoires dont le chef d’entreprise est redevable. Durant 12 mois, l’exonération permet d’alléger considérablement la trésorerie de l’entreprise et de parvenir à se dégager un salaire dès les premiers mois. Pour les autoentrepreneurs, l’ACCRE prend la forme d’un taux de cotisations sociales particulièrement bas, soit 8% au lieu de 25% en moyenne pour les professions libérales.

Les personnes qui peuvent en bénéficier :

  • les demandeurs d’emploi non indemnisés ayant été inscrits à Pôle Emploi durant au moins 6 mois au cours des 18 derniers mois,
  • les bénéficiaires du RSA,
  • les demandeurs d’emploi indemnisés,
  • les entrepreneurs qui créent ou reprennent une entreprise implantée dans un quartier prioritaire défini dans la politique de la ville concernée,
  • les personnes âgées de 18 à 26 ans,
  • les travailleurs handicapés de moins de 30 ans.

L’ARCE

L’Aide à la Reprise ou à la Création d’Entreprise permet à un entrepreneur jusque là au chômage de bénéficier de 45% du montant du reliquat de ses allocations. Cette aide est versée en deux fois, le premier versement ayant lieu au lancement de l’activité, le second dans les 6 mois qui suivent. Reste que pour en bénéficier, il faut remplir les conditions d’attribution de l’ACCRE. Il est donc possible de cumuler les deux aides.

Le Crédit solidaire

Le crédit solidaire est destiné aux entrepreneurs qui n’ont pas pu obtenir un prêt de la part de leur établissement bancaire par exemple. Un prêt pourtant nécessaire pour alimenter leur activité, surtout en phase de lancement. Le crédit solidaire est accordé soit par l’Association pour le droit à l’initiative économique (ADIE) ou par la Société coopérative de finances solidaires (NEF). Les montants dépendent du dossier de chacun mais peuvent atteindre 10 000€ sur une durée de 4 ans dans la formule « microcrédit » ou bien s’échelonner sur 5 ans dans le cadre d’un prêt d’honneur.

Le prêt OSEO

Proposé par les établissements bancaires qui l’ont mis en place, le prêt OSEO est destiné aux jeunes entrepreneurs en herbe, voire aux étudiants qui veulent créer leur propre activité. Un dispositif qui permet d’emprunter jusqu’à 15 000 € avec un taux préférentiel.

Le prêt d’honneur de la plateforme Initiative

Initiative France est une plateforme qui regroupe non moins de 233 associations au niveau local, couvrant ainsi l’intégralité du territoire. Ces associations ont pour but de venir en aide aux créateurs d’entreprise en recherche de fonds. Tous les projets sont réalisables, à l’exception des professions libérales et des exploitations agricoles.

Les dispositifs BPI France

La Banque Publique d’Investissement a été créée en 2015. Cet organisme contrôlé par l’Etat a pour mission principale d’accompagner les créateurs d’entreprise dans leur recherche de financement et d’aides. Les entreprises innovantes font l’objet d’une coupe supplémentaire via une subvention pouvant atteindre 30 000 € afin de couvrir les frais divers liés au lancement de l’activité.

Il existe de nombreuses aides au niveau local, mises en place par le département ou la ville.

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